EREIGNIS — Heidegger et ses références

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Greisch: La structure formelle de la question de l’être

terça-feira 28 de março de 2017

        

On se souviendra que, dès 1919, Heidegger avait mis l’accent sur la structure   intentionnelle spécifique du « vécu du questionnement » (Frageerlebnis). Même si entre  -temps sa terminologie a changé — de l’analyse d’un vécu nous passons à l’analyse d’un comportement   (Verhalten) — l’exigence d’une analyse phénoménologique, c’est-à-dire intentionnelle, demeure. Aux yeux du phénoménologue, le comportement questionnant dans le domaine   de la recherche   théorique — le seul domaine qui nous intéresse ici — s’avère posséder une triple dimension intentionnelle.

En tant que comportement intentionnel d’un sujet  , toute question   est à la recherche   de quelque chose  , elle s’enquiert de (Fragen   nach) quelque chose. Les questions ne tombent pas du ciel, elles sont motivées ou déclenchées par un questionné (Gefragtes  ) . D’autre part, la question porte sur quelque chose, un domaine qu’on interroge, (Befragtes : l’interrogé) auprès duquel on s’enquiert (Anfragen bei). Ainsi par exemple, une question de biologie   s’enquiert auprès du vivant, afin d’y trouver une réponse. Enfin, ce n’est que par l’effectuation concrète du questionnement, par l’expérience vive de la question, que celle-ci se transforme pour atteindre son but, là où elle voulait en venir réellement, son intenté (Erfragtes : le demandé).


Ver online : Jean Greisch